Retour sur un groupe tombé dans les abîmes de l'histoire du rock après un album un brin médiatisé.
2003, la mode des groupes en The commence à peine à s'estomper, et sur MTV2, un trio de grunge venus du bourbier Pittsburgh balancent des décharges électriques avec un son de réacteur d'avion au bord de l'explosion. Ce groupe, c'est Modey Lemon, le groupe qui ne devait pas faire partie du casting entre The Darkness et Jet. Leur garage-grunge-blues-rock fait passer les Datsuns pour des petits rigolos à la sortie de Thunder + Lightning. Pour l'anecdote, le titre est pris d'un film/série z de course-poursuite avec David Carradine, d'où l'impression d'écouter une B.O pour gros baroudeur en Ford Mustang. Sur ce disque s'étalent avec talent des guitares brulantes, des claviers assourdissant, un chant écorché de sdf en rage, et une batterie folle. Toute cette mixture associée à une pointe de prog-rock 60's est bien sûr enregistrée dans une cave avec un ingé son sourd depuis le dernier concert de Grateful Dead, ce qui donne l'impression d'un gros bordel sauvage, mais n'est-ce pas l'essence de la musique garage ?
The Modey Lemon reviennent en 2008 avec Season Of Sweets. Avec un pied dans la noirceur de
leur dernier disque Curious City (2005), un pied dans leur ancien garage et un
autre à la frontière allemande du krautrock, Season Of Sweets est un
véritable bijou catchy et futuriste. Un disque sucré dont on se gave
sans complexe.
slash-taste.over-blog.com
Lire l'article de Pitchfork ici
Écoute intégrale de l'album ici
Pages Web de Modey Lemon :
Site officiel
Affichage des articles dont le libellé est Pacific Electric. Afficher tous les articles
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mercredi 9 octobre 2013
mardi 10 septembre 2013
William Tyler - Impossible Truth : virtuose
Les albums de singer songwriter sont souvent d'un morne ennui.
Sans relief, originalité, charme, ni même un tant soit peu de coeur. Un
constat qui souligne, si besoin en est, toute la performance de William
Tyler.
Guitariste virtuose, ce musicien de Nashville qui a entre autres
collaboré avec Lambchop, Silver Jews et Bonnie Prince Billy, signe avec Impossible Truth une petite merveille de folk instrumental influencé par des lectures apocalyptiques comme Ecology of Fear de Mike Davis et Hotel California de Barney Hoskins, joliment sous-titré Singer songwriters and Cocaine Cowboys in the LA Canyons 1967-1976.
Jetez-vous sur cette ode boisée à la guitare entre folk british inspiré et americana dépoussiérée.
Jetez-vous sur cette ode boisée à la guitare entre folk british inspiré et americana dépoussiérée.
Julien Broquet - focus.levif.be
Écoute intégrale de l'album ici
Écoute intégrale de l'album "Behold The Spirit" (2010) ici
Pages Web de William Tyler :
mardi 10 avril 2012
Sonny & The Sunsets - Hit After Hit : jouissif !
A si méprendre… Beach Boys du 21th century ? Jonathan Richman réinspiré ? Velvet Underground remanié ? Il est impossible de ne pas aimer (ou du moins de détester!) le pop-rock rétro 60’s de Sonny Smith et son groupe The Sunsets, surtout quand les compositions sont, comme ici, d’excellente facture. Nous sommes ici face à un groupe à l’insouciance-reine, aussi non-chalant que délicieux. Efficace et sans autre prétention que de vous faire passer un agréable moment, Sonny & The Sunsets devrait vous enchanter si vous aimez le rock-surf simple et jouissif qui, dès la première écoute, vous donne envie de siffloter des refrains aussi imparables et «stupides» que I wanna do it (Oh yeaaah) / Teen Age Thugs / Don’t act dumb / Acres of lust Sonny & The Sunsets, un groupe sur Fat Possum Records absolument lumineux et génial, aux ambiances 60’s-étranges, certes un peu pop, mais tellement chaloupé, que l’on aime ! C’est excellent! Une découverte récente, précieuse et encore secrète !
lekab.ch
Sonny and The Sunsets - Hit After Hit by PacificElectricMusicPub
Écoutez la discographie de Sunny & The Sunsets ici
Site officiel de Sunny & The Sunsets
MySpace de Sonny & The Sunsets
Plus d'infos ici
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mardi 31 janvier 2012
The Mountain Goats - All Eternal's Deck : impeccables
Comme tout le monde, je préfère les vieux albums des Silver Jews, d’Herman Düne et évidemment des Mountain Goats. Ces albums mal peignés, urgents et essentiels. Et si je déplore (un peu : c’est mon côté vieux con), dans ce trio de tête, le virage classic rock/enregistrement chiadé en studio, je découvre toujours avec grand plaisir les nouvelles productions de John Darnielle.
Oui, j’aime beaucoup "Heretic Pride" (réécoutez au besoin "Autoclave", "So Desperate", "How to Embrace a Swamp Creature"), et même j’apprécie "The Life Of The World to Come" avec son abus du piano et ses titres issus de citations/illustrations des versets de la Bible. Faut-il y voir un fort esprit de contradiction lorsqu’on apprend que son dernier album a été enregistré par le guitariste de Morbid Angels ? N’ayez crainte : pas de chants gutturaux, ni de guitare trashy mais de la chèvre de montagne pur jus, chant nasillard et guitare folk (plus Mick Jagger que Bob "70" Dylan), batterie qui claque et basse solide ("Prowl Great Cain"), quelques notes de piano et de sacrées bonnes chansons aux titres toujours aussi éloquents et portés sur le name dropping ("Autopsy Garland", "For Charles Bronson", "Liza Forever Minelli"). Les chansons restent aussi excellentes que cryptiques : vous savez, vous, ce qu’a/ont bien pu faire le(s) narrateur(s) de "Neon Orange Glimmer Song" ? On sait depuis Bret Easton Ellis qu’il y a des vampires en Amérique (à L.A.) mais qui sont ces créatures décrites dans "Damn these vampires" ? Cette ouverture permet aux Mountains Goats de lancer de nouvelles pistes d’arrangement, loin des lourdeurs métalliques attendues : quelques notes de piano à pouce surgissant au beau milieu de la chanson. On notera aussi quelques pizzicati sur "Outer Scorpion Squadron" ou un chœur mâle supportant "High Hawk Season". Qui l’eût cru ? Avec "All Eternal Deck", John Darnielle et ses Mountain Goats concourent toujours pour le titre de meilleur écrivain de chansons du monde et sortent une nouvelle collection de morceaux impeccables, sans titres faibles et aux tubes imparables (ajoutez aux précédemment cités "Age of Kings" et "Birth of Serpents"). John Darnielle est éternel.
Avec l’aide de la sempiternelle Johanna D.
popnews.com
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Point de vue d'un fan :
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MySpace de The Mountain Goats
Oui, j’aime beaucoup "Heretic Pride" (réécoutez au besoin "Autoclave", "So Desperate", "How to Embrace a Swamp Creature"), et même j’apprécie "The Life Of The World to Come" avec son abus du piano et ses titres issus de citations/illustrations des versets de la Bible. Faut-il y voir un fort esprit de contradiction lorsqu’on apprend que son dernier album a été enregistré par le guitariste de Morbid Angels ? N’ayez crainte : pas de chants gutturaux, ni de guitare trashy mais de la chèvre de montagne pur jus, chant nasillard et guitare folk (plus Mick Jagger que Bob "70" Dylan), batterie qui claque et basse solide ("Prowl Great Cain"), quelques notes de piano et de sacrées bonnes chansons aux titres toujours aussi éloquents et portés sur le name dropping ("Autopsy Garland", "For Charles Bronson", "Liza Forever Minelli"). Les chansons restent aussi excellentes que cryptiques : vous savez, vous, ce qu’a/ont bien pu faire le(s) narrateur(s) de "Neon Orange Glimmer Song" ? On sait depuis Bret Easton Ellis qu’il y a des vampires en Amérique (à L.A.) mais qui sont ces créatures décrites dans "Damn these vampires" ? Cette ouverture permet aux Mountains Goats de lancer de nouvelles pistes d’arrangement, loin des lourdeurs métalliques attendues : quelques notes de piano à pouce surgissant au beau milieu de la chanson. On notera aussi quelques pizzicati sur "Outer Scorpion Squadron" ou un chœur mâle supportant "High Hawk Season". Qui l’eût cru ? Avec "All Eternal Deck", John Darnielle et ses Mountain Goats concourent toujours pour le titre de meilleur écrivain de chansons du monde et sortent une nouvelle collection de morceaux impeccables, sans titres faibles et aux tubes imparables (ajoutez aux précédemment cités "Age of Kings" et "Birth of Serpents"). John Darnielle est éternel.
Avec l’aide de la sempiternelle Johanna D.
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vendredi 5 août 2011
Mexican Institute Of Sound : Mextronica
Ex-président d'EMI Mexico, le DJ Camilo Lara peut se vanter de posséder une imposante collection de quelque 45 000 disques. S'il n'a pas reçu de formation particulière, le musicien ne se gêne pas pour bidouiller avec des synthés et des samplers. Il prend l'habitude de préparer des mixtapes pour ses amis à partir d'une liste de matériaux sonores foisonnante. Qualifiés de pastiches par leur auteur, ces montages ludiques mettent en valeur des pans de culture mexicaine tombés dans l'oubli. Après avoir créé Mexican Institute of Sound en 2005, Lara s'attaque à la preparation du disque Méjico Máxico, qui paraît l'année suivante. Pour Piñata (2007), il fait appel à des membres de Fantastic Plastic Machine et Babasónicos. Soy Sauce voit le jour en 2009.
montrealjazzfest.com
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lundi 9 août 2010
The Apples In Stereo : Dance Floor (single)
French Fried Music vous donne la chance de découvrir ce groupe américain de Denver largement sous-estimé.
On trouve ici tous les ingrédients de la pop "euphorisante", celle qui n’est pas forcément fâchée avec les dance floors (plutôt avec les DJ, qui l’ignorent généralement) : les refrains caoutchouteux, les mélodies superglue, les "ouh ouh" dans les chœurs, qui font presque de Travellers un second best of, après le vrai de l’an dernier, l’excellent et ironiquement titré # 1 Hits Explosion.
C’est dire qu’on est à la fois très proche des meilleurs moments des regrettés Papas Fritas (l’excellent album "Buildings and Grounds"), eux aussi restés aux portes de la gloire, mais aussi d’un groupe comme Phoenix. Franchement, des chansons comme Dream about the Future ou Told You Once valent bien tous les Lisztomania du monde. Alors, même si Elijah Wood n’a pas le talent de réalisateur de Sofia Coppola, pourquoi les Versaillais et pas les Denverites ?...
culturopoing.com
Le clip de Dance Floor, extrait de l'album, en featuring avec l'acteur et producteur Elijah Wood (qui a incarné dernièrement Iggy Pop dans le film "The Passenger"
Téléchargez gratuitement ce titre ici
Plus d'infos sur ce post
mardi 28 avril 2009
The Mountain Goats : Heretic Pride
Fait de lo-fi hyper léché, de mélodies faussement bricolos, Heretic pride surprend jusqu'au bout par ses petites inventions et recyclages sonores mêlés. Un vrai disque élégant et poétique, riche et intelligent. Un disque qui rappelle que le rock ne se joue pas qu'en catégorie poids lourds. Ouf ( Froggy's Delight).
Ecoute intégrale de Hybrid (2008) ici et de Get Lonely (2006) ici
Site officiel de My Mountain Goats
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Ecoute intégrale de Hybrid (2008) ici et de Get Lonely (2006) ici
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lundi 23 mars 2009
The Apples In Stereo : le psyché-rock en remède anti-crise
Les Apples in Stereo, peu connus en France, sont les porte-drapeaux indie d'une sunny pop mélodique et jubilatoire.
Formés en 1993 à Denver, Colorado, sous l'impulsion du chanteur et guitariste Robert Schneider (co-fondateur du collectif Elephant 6), le groupe a concocté toute une série de savoureux pop milshakes rehaussés d'effets psychédéliques, sous influence des Beatles, du Velvet Underground et des Beach Boys.
Robert Schneider vient de sortir "Robbert Bobbert and The Bubble Machine", un album plein de fraicheur écrit pour les enfants.
En 2007 paraît leur sixième album New Magnetic Wonder d'où est extrait leur hit Energy ("And the world is made of energy... It’s gonna be allright") :
Site officiel des Apples In Stereo
MySpace des Apples In Stereo
Formés en 1993 à Denver, Colorado, sous l'impulsion du chanteur et guitariste Robert Schneider (co-fondateur du collectif Elephant 6), le groupe a concocté toute une série de savoureux pop milshakes rehaussés d'effets psychédéliques, sous influence des Beatles, du Velvet Underground et des Beach Boys.
Robert Schneider vient de sortir "Robbert Bobbert and The Bubble Machine", un album plein de fraicheur écrit pour les enfants.
En 2007 paraît leur sixième album New Magnetic Wonder d'où est extrait leur hit Energy ("And the world is made of energy... It’s gonna be allright") :
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