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vendredi 21 août 2015

MITSKI - RÉVÉLATION INDÉ

Récemment signée en édition chez The Royalty Network (représenté en France par French Fried Music), cette jeune "singer/songwriter" surprend sur un premier album étonnant de maturité sorti en fin d'année dernière, Bury Me At Makeout Creek.


Depuis la sortie de son album, Mitski a fait un petit bout de chemin et connu un début de reconnaissance internationale. 
Entre autres, les prestigieux sites spécialisés Pitchfork et Stereogum et même le NME ne tarissent pas d'éloges à son sujet, vantant l'équilibre parfait entre des compositions à fleur de peau, la voix habitée et chargée d'émotions et ce son de guitare puissant et saturé, unique en son genre. Seule ou en tournée avec Cent Waters, Speedy Ortiz ou les Screaming Females, Mitski commence doucement mai surement à remplir les salles partout où elle se produit et à gagner l'attention des médias nationaux. Ainsi John Caramanica du New York Times a qualifié l'un de ses concerts de "cathartique".
Dans les mois qui viennent, Mitski devrait sortir un nouvel album et continuer à repousser les limites de sa musique, à mi-chemin entre ampleur cinématographique et intimisme radical. A suivre de très très près.




La page facebook de Mitski
Le site officiel de Mitski

lundi 22 juin 2015

CAYUCAS - Dancing at the Blue Lagoon

Entre Phoenix et Vampire Weekend, les poppeux californien sortent un deuxième album rafraichissant chez Secretly Canadian : Dancing at the Blue Lagoon est taillé pour l'été, entre plage et barbecues entre amis (à défaut d'un vrai lagon bleu !).

"Dans la liste innombrable de disques à écouter cet été, il y a le second album de Cayucas intitulé Dancing At The Blue Lagoon. Le duo californien s’est fait remarquer avec un premier album intitulé Bigfoot, un disque d’indie pop ensoleillé comme on en fait plus. Les frères jumeaux Yudin, Zach et Ben, remettent le couvert deux ans plus tard et continuent sur leur lancée. 

Ce subtil mélange d’indie pop et de surf-pop leur va comme un gant et on ne va pas se plaindre. Sur Dancing At The Blue Lagoon, les frangins nous emmènent en vacances sur ces dix titres à l’image de sa pochette évoquant le fameux Hotel California. Avec une orchestration maîtrisée et des mélodies ensoleillées, on se laisse facilement bercer par les valses mélodiques et baroques de « Big Winter Jacket » et de « Champion », par exemple.
Cayucas nous ambiance comme ce n’est pas permis, un peu comme dans un Club Med. Il suffit d’entendre le single jovial et tropical qu’est « Moony Eyed Valrus » ou encore les plus groovy « Hella » frôlant le calypso ainsi que le morceau-titre. Certains iront voir une petite ressemblance avec Vampire Weekend sur ces trois titres mais qu’importe, le duo sait très bien s’y prendre. A l’inverse, des titres plus calmes mais toujours aussi estivaux comme « Ditches » ou encore la conclusion « Blue Lagoon (Theme Song) » (l’antithèse du morceau-titre enlevé) montrent le génie mélodique des jumeaux.
Dancing At The Blue Lagoon fera partie à coup sur des disques indispensables à emmener lors de ces vacances à la plage. Cayucas opte pour un son tropical et varié, un peu comme le fait Fool’s Gold. Un bon disque à la fois nostalgique et estival."
 
Les Oreilles Curieuses





samedi 20 décembre 2014

RUN THE JEWELS 2 : ALBUM DE L'ANNÉE !

Après un premier album paru discrètement l'année dernière, le duo hip-hop Run The Jewels transforme l'essai avec un deuxième opus sobrement intitulé Run The Jewels 2. Le disque vient d'être élu album de l'année par le prestigieux et hautement prescripteur site américain Pitchfork ainsi que par de nombreux autres webzines et magazines spécialisés.

Run The Jewels est l'association du rappeur/producteur de Brooklyn EL-P et du rappeur d'Atlanta Killer Mike. Figure essentielle du hip-hop underground new-yorkais depuis le milieu des années 90 avec ses groupes Company Flow, ses productions pour Cannibal Ox et son label Definitive Jux, EL-P est l'inventeur d'un son urbain, oppressant, futuriste et sans concessions dont on n'a pas fini de mesurer l'incroyable influence. Quant a Killer Mike, il débute en 2000 avec un featuring sur l'album Stankonia des multiplatinés Outkast et enchaîne 5 albums entre 2003 et 2007 avant de connaître un petit passage avide. Il revient sur le devant de la scène en 2012 avec l'album R.A.P. Music intégralement produit par EL-P. Leur collaboration fonctionne tellement bien que les deux hommes décident d'officialiser leur union et de poursuivre en binôme sous le nom de Run The Jewels, dont le deuxième long format connaît aujourd'hui un plébiscite quasi unanime.




"On aimerait dire un peu de mal de ce Run the Jewels deuxième du nom, ne serait-ce que pour fissurer un peu le bloc d’une critique dont l’enthousiasme fut quasi unanime. Difficile de passer à côté : l’album s’est imposé dans de nombreux palmarès de fin d’année, régulièrement dans les premières places, parfois sur la première. Des sites spécialisés états-uniens jusqu’à la presse généraliste française (et de façon particulièrement notable dans celle-ci, qui a surtout voulu en voir la facette engagée), il a fait partie des disques les plus célébrés de l’année passée, tous genres confondus, en étant largement considéré comme supérieur à son prédécesseur.
(...) ce déluge de trente-huit minutes, à la fois sexuel et politique, frimeur et distancé, sérieux et je je-m’en-foutiste, rentre-dedans et drôle, bourrin et fin, extraverti et introspectif (et, ce qui ne gâche rien, gratuit !), réalisé par un duo aussi improbable qu’harmonieux, sort du lot et vous chope sans plus vous lâcher."
L'abcdr du son




Run The Jewels - Site Officiel

mercredi 16 octobre 2013

Danny Brown - Old : confusion existentielle



















En août dernier, le chanteur américain avait menacé Fool's Gold (label de A-Trak) de mettre en ligne la totalité de son album, tant il était frustré qu'il soit achevé et que ses fans ne puissent l'écouter. La fuite n'aura finalement pas eu lieu : à un semaine de sa sortie officielle, Old est désormais disponible à l'écoute.
Danny Brown s'est tardivement fait un nom dans le milieu du hip-hop (il est actif depuis 2003), mais aujourd'hui plus rien ne semble l'arrêter. Avant de se mettre à la musique, le jeune artiste était dealer de drogues dans les rues de Détroit. C'est sans doute pour cela qu'on a l'impression que Old est une grande fête en 19 pistes, où tous les débordements sont autorisés.
Annoncé comme la relève du rap, Danny Brown a effectivement sorti l'artillerie lourde sur son troisième album. "Dip" annonçait déjà la couleur entre rap, hip-hop et musiques électroniques. On adore "25 Bucks" en collaboration avec Purity Ring.
Old sort le 8 octobre chez Fool's Gold Records. Ecoutez l'album dans son intégralité ci-dessous. Danny Brown sera de passage à Paris le 1er novembre sur la scène du Pitchfork Music Festival Paris.
Lionel Nicaise - tsugi.fr
 



Deezer






Pages Web de Danny Brown :
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Pichfork

lundi 12 août 2013

Jackson Scott - Melbourne : esprit brillant

Branlantes, psychédéliques, spectrales, dissonantes et très, très, très belles, les chansons d’un garçon encore inconnu il y a quelques mois le mèneront loin. Et nous aussi.
Le garçon est originaire de Pittsburg, est dans sa plus tendre vingtaine, ne ressemble pas à grand-chose, a vaguement été étudiant avant de se lancer dans la musique à plein-temps -du moins le plein-temps que lui laissent les jobs alimentaires à la con que l’on aligne parce qu’il le faut bien. Le garçon vit désormais à Asheville, en Caroline du Nord, dans les plutôt sauvages Appalaches, les Blue Ridge Mountains pour être plus précis. Ville plutôt moyenne, ville plutôt pépère, ville plutôt inconnue, ville dont le principal fait de gloire musical est le vieux Mountain Dance & Folk Festival (est. 1928).
Le garçon s’appelle Jackson Scott. A ne pas confondre, sur YouTube par exemple, avec Jackson Scott, homonyme qui fait, lui, plutôt du caca-pas-terrible-terrible. Jackson Scott (celui qui fait des merveilles-terribles-terribles) n’a jamais vraiment frayé avec les indie kids d’une fac qu’il a vite délaissée. Le garçon avoue d’ailleurs n’avoir rien, mais alors absolument rien à voir avec un quelconque mouvement dit « indé ». « Je ne suis pas fan de plupart de ce son – et je ne savais d’ailleurs même pas que l’indie music existait avant la sortie de Napoleon Dynamite, explique-t-il ainsi à Pitchfork. Il se dit fan de Weezer et de trucs plutôt mainstream, mais Syd Barrett est sans doute le principal lait du biberon qui a nourri sa musique.

Jackson Scott a, il y a quelques mois, surpris la petite communauté indé du coin puis la grande communauté indé du monde quand Pitchfork, en offrant à son titre That Awful Sound le petit sésame vers la reconnaissance que constitue, sur le site américain, un « best new track », l’a fait surgir de l’ombre où il aurait pu demeurer à jamais.
Pitchfork ou pas, indé ou pas, un esprit lumineux, toujours, chassera l’ombre. Et celui du jeune homme n’est pas lumineux : il est brillant. Un éclat certain mais tremblant, une lumière bricolée, lo-fi, crade. Des titres enregistrés tout seul, dans sa chambrette, des prises enregistrées sur un vieux 4-pistes, donc grossièrement sur cassette, puis repassées, repensées, ressassées, enrichies sur les lignes et avec les cases infinies d’un logiciel informatique.
Mille idées d’arrangements discrets, des chansons branlantes, des chansons de slaker, des chansons traînantes, des chansons à échardes, des chansons à voix trafiquée à l’envi. Des morceaux dissonants comme ceux de Pavement, des morceaux au psychédélisme patraque comme ceux de Syd Barrett ou aquatique comme ceux de Connan Mockasin, des morceaux crépusculaires et bourrés de fantômes comme ceux de l’Atlas Sound de Bradford Cox, comparaison la plus évidente. Mais, surtout, par-dessus tout, des chansons qui ont, en leur cœur, une sorcellerie qui lie le tout : un sens mélodique dont l’évidence et la pureté font briller toute la crasse dans laquelle il se love, comme un trésor millionnaire perdu sous la poussière d’un grenier oublié.
Belle nouvelle : le grenier s’ouvrira bientôt. Son album Melbourne sortira le 9 septembre en France, et Jackson Scott sera à Paris à la Plage de Glaz’art le 15 août, et le lendemain à la Route du Rock.
En attendant, Melbourne est en écoute partielle sur Soundcloud.
Thomas Burgel - lesinrocks.com





Soundcloud :



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Capsula - Solar Secrets : il n'y a pas que le tango !

Capsula, trio de garage rock, se sont formés à Buenos Aires en 1998.
Au croisement du psychédélisme sud américain de Os Mutantes et de groupes obscurs des sixties trouvés sur des compilations douteuses, ils revendiquent une double passion pour le glam rock britannique (le nom Capsula fut choisi en hommage au Space Oddity de David Bowie) et les groupes de proto-punk américain comme le Velvet Underground ou les Stooges.
Le chanteur et guitariste Martin Guevara, le bassiste Coni Lisica, et le batteur Oscar Alvarez ont sorti leurs trois premiers albums sur La Nena, le label indie local.
Les meilleurs titres des albums Sublime (1999), Yudoka (2000) et Ultimo Fragmento (2001) ont été compilés sur leur anthologie Capsula (2002), qui a servi d'introduction au groupe à une époque où leur style impétueux de rock'n roll rétro faisait un tabac, dans le sillage des Hives ou des White Stripes.
Quittant Buenos Aires pour Bilbao, Capsula signent avec le label indie espagnol Discos Liliputs et sortent leur quatrième album Songs & Circuits fin 2006. Rising Mountains suit en 2009 sur le label BCore Disc.
Encore quelques galettes et en 2013, le groupe présente un nouveau recueil de chansons intitulé Solar Secrets, enregistré à Lexington avec le légendaire producteur Tony Visconti qui vient d'achever The Next Day, premier album studio de Bowie depuis une décade. Inébranlables dans leur admiration pour le maître, Capsula exultent à l'idée de travailler avec Visconti. L'excitation est réciproque : "Capsula, c'est du sérieux avec une grande musicalité et des chansons faites pour durer. J'ai hâte de travailler avec eux" dit-il.
Avec Visconti à la barre, Capsula expérimente. Les fans reconnaitront leur son : riffs flamboyants, rythmique martelée et refrains catchy.







Vidéo live du titre "Dark Age" au studio de la radio KEXP (8 mai 3013) :



Écoutez leur précédent album "In The Land Of Silver Souls" (2011) ici

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lundi 13 mai 2013

Cayucas - BIg Foot : harmonies solaires

L'orsqu'on pense à la sunshine-pop et aux sixties, on songe instinctivement à la Californie, terre fantasmée par nombre de clochards célestes depuis plusieurs décennies.
Cayucas, dernier petit miracle de l'écurie Secretly Canadian, est de
ceux-là. Ancien employé d'un label de jazz indépendant, Zach Yudin convole aujourd'hui avec fraîcheur autour d'harmonies solaires héritées des Beach Boys sur des titres comme High School Lover ou East Coast Girl. Le ton singulier et assez placide de Bigfoot, premier album produit par et dans le studio du grand Richard Swift (Foxygen), est d'ailleurs donné dès l'ouverture :
Cayucos, véritable feu de joie  où rythmiques trépidantes
et ritournelles élégiaques se trémoussent comme pour mieux renouer avec les bonnes vibrations du Flower Power. D'où ce sentiment, merveilleusement entretenu par la folie créative de Will "The Thrill ou Deep  Sea, que cet album n'est pas uniquement un spot offert à la naïveté mélodique, mais avant tout un méli-mélo euphorisant de guitares guillerettes et de carillons enguirlandés, un prétendant sérieux au titre de l'album le plus insouciant de l'année.
Maxime Delcourt (Les Inrockuptibles 30/04/2013)

Écoute intégrale de l'album ici
Cayucas est single de la semaine sur lesinrocks.com






La vidéo du titre "Cayucos" s'inspire des roadtrips américains des 60′s avec tous les ingrédients estivaux: : vanne, soleil, plage et une grosse dose de fun.



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jeudi 18 avril 2013

Youth Lagoon - Wondrous Bughouse : hypnotique

Sorti en 2011, le premier album de Trevor Powers, Year of Hibernation portait particulièrement bien son nom.
La suite arrive. Elle s’appelle Wondrous Bughouse. Les angoisses n’ont pas disparu (…). Peut-être se sont-elles mêmes aggravées. Car les horizons de Youth Lagoon se sont encore élargis. Largement. Dans tous les sens, de l’horizontalité à la verticalité : sans quitter ses territoires pop, Powers a cherché des réponses à ses questions métaphysiques dans une exploration plus poussée du psychédélisme, donc sans doute en puisant dans sa propre psyché, a choisi d’arranger ses morceaux dans une plus grande opulence et a fini par toucher, du doigt, des étoiles et territoires magnifiques, qu’il n’avait pas encore explorés, et qu’on explorera des mois à ses côtés.
A paraître le 18 mars, Wondrous Bughouse, qui ne s’apprivoise pas dès la première écoute mais ne révèle ses secrets et beautés qu’aux patients et attentifs, est ainsi un disque plus complexe, plus plein, plus variable que Year of Hibernation. Un seul morceau, l’épiphanique, personnel et bouleversant Dropla, est pour l’instant en écoute. Mais il donne une idée de l’amour que vous pourriez porter à Wondrous Bughouse : grand, véritable, durable.
lesinrocks.com

Écoute intégrale de l'album ici





Pages Web de Youth Lagoon :
Fat Possum Records
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Interview

jeudi 14 mars 2013

Mojo Morgan - New Dawn

New Dawn Le clip lyrics officiel du lead single du prochain album de Mojo Morgan

Mojo Morgan, le plus jeune membre du Groupe Morgan Heritage, vient de signer avec le label Krian Music Group et s’apprête a lancer son projet solo que son nouveau label qualifie de Rasta Rock.
Avec Morgan Heritage, Mojo Morgan est habitué à être sous le feu des projecteurs, mais c’est sa vie personnelle et médicale qui a récemment fait l’actualité.
En plein enregistrement avec ses frères et sœurs pour leur dernier album, Mojo a été pris de malaise et a été transporté à l’hôpital. Une combinaison de stress personnel et une infection virale qui a donné un nouveau sens encore plus profond à son single principal titré New Dawn.
Découvrez la vidéo karaoké de New Dawn de Mojo Morgan épaulé par son frère Peetah Morgan sur le cover « rasta hiphop » du titre Feeling Good de la diva du blues et de la soul Nina Simone.
L’album digital devrait sortir trés prochainement et le single New Dawn est disponible depuis aujourd’hui, 4 décembre 2012, en téléchargement légale sur la plateforme iTunes.
http://riddimkilla.com







Site officiel
Facebook

lundi 18 février 2013

Blaudzun - Heavy Flowers : à fleur de peau

La couverture est complètement badass. Des légumes et des fleurs folkloriques, une finesse de trait psychédélique et un petit reflet rouge pour la hype. Johannes Sigmond écoute Johnny Cash depuis l'état embryonnaire et la débauche néerlandaise ne semble pas l'avoir dévié de cette noble inspiration. Blaudzun, c'est un projet d'une vivacité perçante et la voix – peut-être surjouée – sait faire flotter les aigus et faire vibrer les graves. On sent l'Amérique aérienne d'un Eddie Vedder et la finesse acoustique d'un Arcade Fire – groupe qu'il admire, par ailleurs. Heavy Flowers, son troisième album, est très sympathique et bien-vivant, ce qui peut mener à en discuter la conventionnalité. Les quelques passages post-classiques ambiants rendent sa classification moins évidente, même si l'appellation folk-pop semble la plus appropriée. La production est accomplie, les refrains sont plaisants, il est facile de snober la moitié des pistes mais moins facile de ne pas s'épanouir sur la douceur vacancière de certaines promenades baroques. 2012 n'attend que cette vitalité, et Blaudzun lui rend honneur.
paperblog.fr

Écoute intégrale de l'album ici





Vidéo de "Who Took The Wheel" ici


Pages Web de Blaudzun :
Site officiel
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MySpace

mardi 18 décembre 2012

Capsula - In The Land Of Silver Souls : énergie brute

Rising Mountains“, précédent album sorti en 2009, avait déjà levé le voile sur l’énorme potentiel de Capsula, trio d’origine argentine qui criait alors vouloir devenir un des meilleurs groupes live de sa génération. Depuis, de son port d’attache qu’est devenu Bilbao, il n’a donc cessé de prendre la route, d’additionner les bornes, en passant par les plus grands festivals. Ainsi, sans jamais en avoir l’air, sans jamais rayer le parquet, bien assis sur sa base punk garage psyché consolidée à chaque écoute des Stooges, Velvet Underground et Television, le groupe sort l’artillerie, balance la sauce avec générosité, histoire de prouver que, dans le genre, on peut encore avancer rapidement tout en gardant les oeillères grandes ouvertes. A l’occasion de “In The Land Of Silver Souls”, en quatorze titres de haute facture et avec une assurance qui fait envie, Capsula exploite alors ses nombreux atouts. Dualité du chant, groove, mélodies, et riffs de guitare chauffés au fer roug font de ce nouvel opus l’illustration incarnée de cet état d’esprit qui place définitivement les trois dans la course, le vent bien dans le dos. Inconnu il y a encore quelques mois, ils ont consolidé la moindre de leurs fissures pour mieux balancer un bon parpaing dans la gueule d’un public rock qui croyait avoir déjà tout entendu de la discographie paternelle. Plus psychédélique encore que par le passé mais toujours doté d’une redoutable efficacité, cet album - certainement un des meilleurs dans le genre cette année - déborde de brûlots rock (”Town Of Sorrow”, “Hit’n'Miss”, “In The Land Of Silver Souls”) qui ne manqueront donc pas de servir une ambition couillue, mais manifestement réaliste.
via mowno.com

Écoute intégrale de l'album ici

Vidéo de "Hit N Miss", premier single de l'album :



Et 2 vidéos live qui traduisent bien la formidable énergie du groupe : le nouveau single "What’s In The Mirror" au Helldorado et  "Communication" à la radio KEXP.

Pages Web de Capsula :
Site officiel
Bandcamp

mardi 2 octobre 2012

Alessi Brothers - Oh Lori : parce que vous le valez bien

Les Alessi brothers sont un duo américain auteur compositeur de musique pop.
Les deux frères jumeaux (Bill (Billy) Alessi and Bob (Bobby) Alessi) sont nés le 12 juillet 1953 à Long Island, dans l'état de New-York.
En 1977, ils sont septièmes dans le classement des singles anglais avec leur titre Oh Lori, classé parmi les dix meilleurs titres dans sept autres pays.
Les Alessi Brothers ont enregistré cinq albums chez des grandes compagnies de disques. Ils ont vendu au total huit millions d'albums à travers le monde et ont participé à une tournée avec Andy Gibb sur son "Shadow Dancing tour".
Billy and Bobby Alessi ont collaboré avec Art Garfunkel sur son album "Fate for breakfast", sorti en 1979, principalement en faisant les chœurs.
Les 2 jumeaux ont aussi composé de nombreux jingles de campagnes publicitaires aux État-Unis. Billy a assuré le générique de Coca Cola Light pendant 14 ans et a travaillé avec des grands de la musique tels qu' Elton John, Michael McDonald et Whitney Houston.




Écoutez la version de Laurent Voulzy ici

lundi 17 septembre 2012

The Soft Pack - Strapped : brûlots punk

Moins débraillés mais toujours jouissifs, les Américains gagnent en finesse.
"Je joue de la guitare comme un gamin de 13 ans qui se masturberait cinq minutes avant que le bus scolaire arrive", se marrait Matthew McLoughlin à la sortie du premier album de The Soft Pack. La comparaison était plutôt bien trouvée tant le jeu du guitariste possédait cette fougue tout adolescente, erratique, la chemise bien rentrée dans le pantalon. Le disque n'en manquait pas non plus : les Soft Pack y crachait leur venin, un garage frénétique né sous le soleil de San Diego, leur ville d'origine, mais rêvé dans les rades les plus crades de la Grosse Pomme.
Trois ans après, les Américains aux têtes de gendres idéaux ont fait un peu de nettoyage. Les riffs crasseux ont été remplacés par des synthés eighties (Bobby Brown) et un saxophone ultraprésent et étonnamment tolérable (Captain Ace, Oxford Ave.). Le ménage n'est pourtant qu'apparent car lorsqu'on soulève le tapis, la saleté et les cadavres de bouteilles sont encore là, discrètement planqués dans cette voix d'éternel branleur et guitares qu'on gratte compulsivement (Chinatown).
L'esprit punk est toujours présent, il a simplement mis une belle cravate d'apparat.
Ondine Benetier (Les Inrockuptibles n°881)

"Strapped" leur deuxième album est sorti le 1er octobre en France.
A peine plus de 2 ans après la sortie de leur premier album éponyme et leur premier passage à Paris pour le festival des Inrocks, le groupe entame avec un brio exceptionnel leur transition vers la surf music. Sous le sable, le cambouis (ou vice versa) : jamais la route du garage à la plage n’aura été aussi ensoleillée. The Soft Pack sera en tournée française début 2013.
fnac.com

Écoute intégrale de l'album ici


Saratoga” et "Tall Boy", les 2 premiers singles, sont en écoute ci-dessous.




Écoutez "Tall Boy", le deuxième single du nouvel album "Strapped' ici


Écoute intégrale de "The Soft Pack", l'un des meilleurs albums de l'année 2010 ici



Video à voir  ici


Sites Web de The Soft Pack :
Site officiel
MySpace
Facebook

Plus d'infos ici et interview ici

jeudi 13 septembre 2012

Youth Lagoon - The Year Of Hibernation : corde sensible

Le cerveau d’un jeune garçon solitaire et apparemment frappé d’anxiété chronique, peut suffire à pousser les horizons de sa chambrette jusqu’à leur offrir la taille de l’Idaho dont il est originaire.
Le premier album de Trevor Powers s’intitule The Year Of Hibernation mais on garantit que tous vos sens vont connaître un printemps bourgeonnant à l’écoute, sans doute ébahie, de ses immenses morceaux en équilibre entre délicatesse et force, folk et pop, entre piano spectraux et guitares cinglantes. Bricolées à la maison mais d’une ampleur majeure, habités de mélodies purement bouleversantes, magnifiquement chantés, ces chansons sublimes constituent de délicates petites montées vers l’extase : la nôtre est totale, on en reparlera plus longuement.
lesinrocks.com

Écoute intégrale de l'album ici




"Daydream", l'une des chansons de l'album, a fait l'objet de 4 remixes, dont celui de Perfect Lines.
Mr Lines retravaille le titre dans le style pop-ballade années 80 avec sons subtils de synthés et de batterie.
Cliquez sur le player pour télécharger gratuitement le remix, et prenez le temps d'écouter la version originale très aérienne de "Daydream".




Écoutez les autres remixes ici



Plusieurs titres de "Youth Lagoon" ont été synchronisés sur des films publicitaires :
"Montana" pour NetCom
 

"Afternoon" pour Skype
"July" pour Florida Blue

Plus d'infos sur le groupe ici

Blog de Youth Lagoon
Fat Possum Records
Facebook

mardi 3 juillet 2012

Amy Winehouse - Halftime : temps partiel

Halftime, un joli titre qui n'est pas sans nous rappeler un certain Nas, ami de Amy Winehouse, morceau qui aurait pu être produit par Salaam Remi si il ne l'avait été par Large Professor.
Et Salaam Remi n'est jamais trop éloigné de Nas, donc de Amy Winehouse, bref, on s'arrange comme on peut pour vous dire que cela ne nous étonne pas d'entendre un nouvel extrait de l'album posthume de la chanteuse, Lioness: Hidden Treasures, intitulé Halftime, produit par Salaam Remi.
Passées ces considérations philosophiques, après Like Smoke ... avec Nas, on peut dire que ce morceau nous a franchement emballé, pour ne pas dire plus.
Il y a tout sur et dans ce morceau; une voix bien sûr, mais aussi et surtout une atmosphère, un décor, une, non, des émotions qui vous prennent et ne vous lâchent plus.
20minutes-blogs.fr

Halftime est un titre de 2002, coécrit par Amy Winehouse et Finian Greenall, alias Fink du label Ninja Tune.
A la batterie, on y entend Questlove des Roots, avec qui Amy projetait de monter un groupe de jazz.




Alborosie, chanteur de reggae et producteur italien, nous gratifie d’un très bon remix de "Halftime" :
Amy Winehouse Feat. Alborosie Halftime Video Remix

mardi 19 juin 2012

VHS or Beta - Diamonds And Death : hyper-cinétiques

Depuis la sortie de leur album Bring on the Comets en 2007, les 2 principaux membres de VHS or Beta ont migré de Louisville (Kentucky) à Brooklyn (New York).
Changement de lieu mais aussi changement de direction pour leur musique qui a pris une tournure encore plus électronique et plus dance. Diamonds and Death, le troisième album du groupe, reflète leur vaste expérience de DJs et remixers, avec des sons éclatants de synthés, rebondissant sur des beats hyper-cinétiques, live et programmés.
rollingstone.com


Écoute intégrale de l'album "Diamonds And Death" (2011) ici
Écoute intégrale de l'album "Diamonds And Dub" (2012) ici







Écoutez le titre "Bring On The Comets", extrait de l'album éponyme (2007) ici

Sites Web de "VHS or Beta" :
Site officiel
MySpace
SoundCloud
Deezer

vendredi 2 mars 2012

The Ettes : allez les filles !

The Ettes, trio au suffixe féminin formé en 2004 à Los Angeles avec l'apport d'un tiers masculin, ont essentiellement fait connaître leur rock'n'roll garage sur scène, notamment en Europe, avant d'entrer petit à petit dans le gotta du genre à Nashville, ville mythique de l'histoire du rock à la mode country. Lieu où ils résident depuis trois ans et qui leur a permis de faire des rencontres d'importance en assurant les premières parties de la tournée des Black Keys (2008), des Kings Of Leon (2009) et des Dead Weather plus récemment.

A la suite de ces expériences notables, ils nous délivrent un cinquième album empli de vigueur et de plénitude sonore avec le retour de leur producteur fétiche Liam Watson (Elephants des Whites Stripes et le premier The Kills).
Le passé est salué avec une belle prestance dans ce Wicked Will où ce rock garage à la sauce actuelle n'a finalement pas d'âge. Les Ettes ont simplement réalisé un album tout aussi sexy que percutant qui met en valeur leur talent à composer et à jouer. A son écoute vous pouvez taper du pied avec vos boots, The Ettes vous l'assurent indirectement, elles sont bien faîtes pour marcher rock'n'roll un bon bout de temps.
Marc (albumrock.net)

Écoute intégrale de l'album ici

Clip du single "Teeth" :




Album "Do You Want Power" (2009)
Trois instruments, des compositions très simplement mémorisables, une voix féminine qui rocke et groove ferme, de la simplicité, il n’en faut pas plus pour avoir un excellent album de rock garage contemporain. C’est catchy à souhait. Pop à point.
Une perle aussi intimiste qu’explosive.

Vidéo de "No Home" ici

Écoute intégrale de l'album ici



Album "Shake The Dust" (2006)
Le son y est cradingue comme il se doit et la voix acidulée et percutante à souhait. C'est simple, frais, direct et suffisamment moderne pour rendre dépendant tous ceux qui ouvrent grand les oreilles.


Écoutez "Ghosts" ici


Écoute intégrale de l'album ici


Vidéo de "I Get Mine", extrait de l'album "Look At Life Again Soon" (2008) :



MySpace de The Ettes
Site officiel de The Ettes

mardi 31 janvier 2012

Kira & The Strange Familiar - Being Me : je ne suis pas Gaga, moi

Kira and the Strange Familiar ont débuté dans l'Ohio avant que leur amour de la musique ne les conduise sur les routes de L.A., et je dois dire que leur nouveau single "Being Me" me colle le mal du pays.
Les paroles rendent hommage au Midwest, la région d'origine du groupe, dont l'authenticité manifeste est rafraichissante. Bien que la chanson m'ait déjà accroché, il n'était pas question de quitter le clip avant de découvrir à quoi ressemblait la chanteuse sous ses tonnes d'oripeaux et de maquillage.
Vérifiez par vous-même, et si vous voulez en savoir plus sur Kira and the Strange Familiar, leur nouvel album "Chasing Shadows" sortira en Mars 2012.
Un album fait de grooves acoustiques, chœurs en liesse, refrains accrocheurs et paroles sensées qui ne font que confirmer le registre soulful de Kira Leyden.
Cependant, sous les airs habilement orchestrés, il s'agit bien d'une quête du bonheur contre les rêves mensongers.
via lamusicblog.com






Page Facebook de The Strange Familiar
Site officiel de The Strange Familiar