vendredi 28 juillet 2017

La playlist de juillet est en ligne !

- LA PLAYLIST DE JUILLET -
 
Melmax et French Fried Music vous proposent de vous accompagner dans vos recherches musicales. N'hésitez pas à nous adresser vos briefs et à nous contacter !


Fanny : syncfanny@gmail.com
Julien : julien@frenchfriedmusic.com
 
Notre playlist de juillet est disponible en streaming ici et en téléchargement là
 
 
 
01. 13th Procession - Folk Song

Placée en ouverture de de leur mini album Shed paru en début d'année, la bien nommée "Folk Song" est l'introduction idéale à l'univers éminemment personnel de Juliette et Baptiste : un folk lumineux et délicat qui fait mouche et touche en plein coeur. 

 
 
 
02. Commands - Coast
 
Entre folk et musique électronique le duo Commands a décidé de ne pas choisir et c'est très bien comme ça. Folktronica ? Appelez ça comme vous voulez mais leurs arpèges mélancoliques de guitares accoustiques soutenus par un beat subtil invitent à la rêverie autant qu'à la danse. Un morceau idéal à écouter sur une plage de sable fin au coucher du soleil, quand la journée n'est pas encore vraiment terminée et que la fête n'a pas encore vraiment commencé.
 
 
 
 
 
03. Folded Like Fabric - Luxuries
 
Les deux jeunes anglais Connor Sims et Jay Mooncie évoluent entre pop sophistiquée et RnB onirique. Extrait de leur ep éponyme paru l'année dernière, "Luxuries" révèle le soin maniaque qu'ils apportent tant à la composition qu'à la production des textures sonores. Du miel pour les oreilles. 
 
 
04. Meshell Ndegeocello - Waterfalls (TLC cover)
 
Souvenez vous l'été 1995, le hit "Waterfalls" du trio TLC squattait le sommet des charts mondiaux, les ondes FM, les dancefloors et les ghettoblasters tandis que le clip passait en boucle sur MTV. La très talentueuse Meshell Ndegeocello nous en offre aujourd'hui une magnifique relecture apaisée, confirmant le statut de classique absolu de cette grande chanson. 
 
 
 
05. Yeti Lane - L'Aurore
 
Figure de proue de la nouvelle scène psychédélique française, les deux de Yeti Lane sortaient l'an dernier leur troisième album, L'Aurore. Avec son riff entêtant, ses volutes synthétiques et sa mélodie supérieure, le morceau qui donne son titre à l'album fait un parfait concentré de l'art de Yeti Lane. Cadeau bonus : le clip vaut son pesant de cacahuètes. 
 
 
06. Brittany Pfantz - I Shall Climb this Mountain
 
Souvent comparée à un mix entre Adèle et Amy Whinehouse (excusez du peu), cette jeune américaine à la croisée encombrée des chemins folk, pop et soul réussit à tirer son épingle du jeu avec de solides compositions, une voix affirmée et des refrains fédérateurs. "I Shall Climb this Mountain" donne son titre à son tout dernier ep sorti cette année en autoproduction. 
 
 
 
07. Dan Auerbach - Shine On Me
 
Au fil des écoutes, le nouvel album solo du leader des Black Keys s'impose doucement mais sûrement comme l'un des incontournables de notre été. Entre country-rock laidback aux accents soul, americana et popsongs bien troussées, Auerbach enfile les perles et réalise un sans-fautes. En ce qui nous concerne, on lui décerne le très convoité titre de "meilleur album à écouter en voiture de l'année". 
 
08. Maxim feat. Skin - Carmen Queasy
 
Oldies but goodies. En l'an 2000, Maxim (connu pour son rôle de MC du groupe Prodigy) se fendait d'un premier album solo et invitait sur le single "Carmen Queasy" la fascinante chanteuse Skin de Skunk Anansie. Une rencontre au sommet qui tenait alors toutes ses promesses et que l'on réécoute encore aujourd'hui avec plaisir.
 
 
 
09. Forest Swords - Arms Out
 
A la croisée du dub, du trip-hop, de l'ambient et de la B.O. pour film imaginaire, Compassion, nouvel album du producteur anglais Forest Swords chez Ninja Tune,  fait se mêler textures électroniques et organiques, samples et véritables instruments, sans que l'on puisse toujours identifier les uns des autres. Quatre années de production maniaque ont été nécessaires à la confection de ce disque, un véritable travail d'orfèvrerie sonique pour un résultat aussi envoutant que déstabilisant et addictif, comme en témoigne le single "Arms Out". 
 
10. Marcus Miller & Ben Hong - I Still Believe I Hear
 
On vous laisse avec une légende, ni plus ni moins. Marcus Miller est l'un des plus grands bassistes des quarante dernières années. Il a notamment collaboré avec Miles Davis sur le fameux album Tutu et avec notre Jean-Michel Jarre national sur Zoolook, mais aussi avec des pointures comme David Sanborn et Luther Vandross. Il est aussi l'auteur d'une considérable discographie solo. Ce superbe morceau nappé de cordes est extrait de son dernier album en date, Afrodeezia, paru en 2015 sur le prestigieux label Blue Note. 
 
 
 
LIENS
 
 
 
 
 

lundi 26 juin 2017

La playlist de juin est en ligne !

- LA PLAYLIST DE JUIN -
 
Melmax et French Fried Music vous proposent de vous accompagner dans vos recherches musicales. N'hésitez pas à nous adresser vos briefs et à nous contacter !


Fanny : syncfanny@gmail.com
Julien : julien@frenchfriedmusic.com
 
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01. Dan Auerbach - Waiting on a Song
 
Premier single du nouvel album solo du guitariste des Black Keys Dan Auerbach, "Waiting on a song" est peut-être bien la chanson que nous attendions en ces premiers jours de l'été. Un vrai petit tube de country-rock laid back aux accents soul, légèrement redneck sur les bords, idéal pour accompagner les virées en caisse au fin fond du Midwest ou sur la route des vacances. 
 
02. Fink - Hour Golden
 
Après son expérience symphonique et deux albums très produits ayant nécessités de longues et éreintantes sessions en studio (Hard Believer et Horizontalism), Fink a eu besoin d'enregistrer quelque chose de plus brut et spontané, dans les conditions du live. Dans ces conditions, pourquoi ne pas laisser libre-cours à sa passion de longue date pour le blues ? Le résultat est bluffant : l'anglais paie son tribut aux grands anciens tels John Lee Hooker et T-Bone Walker et s'inscrit dans la grande tradition avec beaucoup de talent et de respect. 
 
 
 
 
 
03. Casey Abrams - Ghosts
 
Frais émoulu de la la dixième saison de l’émission American Idol (la version américaine de notre Nouvelle Star, diffusée sur Fox), ce jeune homme sortait un premier album en 2012. Passé une esthétique très «folk de rue» avec ponchos, pantacourt et djembés, on se laisse séduire sans peine par cette folksong entraînante avec choeurs enjoués et clappements de mains.
 
 
04. Jenny Wilson - Bad Waters
 
Personnalité incontournable de la scène musicale suédoise depuis les années 90, Jenny Wilson a débuté dans le groupe First Floor, collaboré avec le duo électronique culte The Knife, composé pour le théâtre, réalisé des films et sorti cinq albums solo. «Bad Waters» est extrait du deuxiéme (Hardships, 2009) sur lequel elle puisait son inspiration dans le gospel, la soul et l’histoire du sud américain. 
 
 
 
05. Michel Petrucciani - Charlie Brown
 
En 1994, accompagné des deux pointures Dave Holland (contrebasse) et Tony Williams (batterie) et d'un quatuor à cordes, le grand pianiste français dédiait l'un des thèmes de son album Marvellous à l'attachant personnage principal des Peanuts de Charles M. Schulz. Un grand moment de jazz moderne, frais et enlevé, à l'euphorie contagieuse, par des maîtres-musiciens au sommet de leur art. 
 
06. Nicholas Britell - The Middle of the World
 
Sans doute le moment le plus intense et poignant de la magnifique B.O. composée par Nicholas Britell pour Moonlight (oscar du meilleur film 2017). Le violoniste virtuose Tim Fain s'envole sur un tapis de nappes orchestrales et laisse l'auditeur les poils des avant-bras au garde à vous, les larmes aux yeux. Une splendeur. 
 
 
 
07. Odesza - Corners of the Earth (feat. Rye X)
 
Premier extrait du très très très attendu nouvel album d'Odesza.
"A moment apart" sortira le 8 septembre prochain chez Counter Records/Ninja Tune, soit trois ans jour pour jour après son prédécesseur "In Return" qui connut le destin glorieux que l'on sait. L'écoute de ce "Corners of the Earth" laisse présager d'un album au son plus mature, aux atmosphères élaborées, travaillé par les sentiments mêlés de nostalgie, d'optimisme et d'espoir. Vivement la rentrée !
 
08. Bang On ! - Hands High
 
Big Dada, sous-division de Ninja Tune consacrée au hip hop a beaucoup oeuvré pour au défrichage et à la reconnaissance d'un rap anglais trop longtemps considéré comme le parent pauvre du rap US. Loin de se cantonner à une pâle copie du modèle original, des artistes comme Roots Manuva ou ici le MC liverpuldien Bang On! ont montré qu'il existe bel et bien un hip hop typiquement anglais, ayant su s'affranchir de l'influence américaine pour développer son propre style inventif et original. 
 
 
 
09. Qemists - Stalker (No Surprise)
 
Dans le jargon des musiques électroniques destinées à la danse, une "turbine" est un morceau qui se distingue par sa force de frappe immédiate, sa puissance rythmique et sonique et surtout par sa capacité à provoquer l'hystérie générale sur le dancefloor une fois balancé par le DJ au volume adéquat. Un truc qui tabasse, une tuerie. 
Tout ça pour vous dire que ce titre des Qemists est une bonne grosse turbine. Enjoy !
 
10. Les Tambours du Bronx - Aquapella
 
Dernier titre de leur album MMIX sorti en 2009, "Aquapella" le bien nommé est, pour la mythique formation active depuis 1987, l'occasion de substituer les voix aux percussions métaliques qui ont fait sa renommée. Un morceau incongru dans leur discographie qui nous permet de vous rappeler que c'est en concert que le phénomène prend toute sa dimension. Ça tombe bien, ils sont en tournée cet été ! (voir les dates)
 
 
 
LIENS
 
 
 
 
 

lundi 12 juin 2017

Odesza - nouvel album en approche !

Odesza vient de dévoiler en clip un premier extrait de son très très attendu nouvel album. Il faudra patienter jusqu'au 8 septembre pour découvrir l'intégralité de A Moment Apart, soit trois ans jour pour jour après la sortie du triomphal In Return qui les imposés sur la scène internationale comme l'une des formations électroniques les plus importantes de ces dernières années. Vivement la rentrée ! En attendant on écoute en boucle ce superbe "Corners of the Earth". Le son est plus mature, les atmosphères toujours aussi élaborées, et la charge émotionnelle toujours aussi intense, mêlant nostalgie, espoir et optimisme.





A Moment Apart sortira le 8 septembre 2017 chez Counter Records / Ninja Tune.

Site officiel: http://odesza.co/official
Facebook: http://odesza.co/facebook

mercredi 31 mai 2017

La playlist de mai est en ligne !

- LA PLAYLIST DE MAI -
 
Melmax et French Fried Music vous proposent de vous accompagner dans vos recherches musicales. N'hésitez pas à nous adresser vos briefs et à nous contacter !


Fanny : syncfanny@gmail.com
Julien : julien@frenchfriedmusic.com
 
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01. Keep Shelly in Athens - Silent Rain
 
Avec sa bonne grosse ligne de basse dans la plus pure tradition cold wave, ce titre du duo athénien s'impose idéalement pour rafraîchir l'atmosphère alors que les premières températures caniculaires s'abattent sur la ville. Extrait de leur dernier album en date Now i'm Ready sorti en 2015 sur le label Friends of Friends.
 
02. Submotion Orchestra - Amira
 
Signature discrète de Counter Records / Ninja Tune, Submotion Orchestra a sorti son troisième album Colour Theory l'hiver dernier. Mais c'est aux premiers jours de l'été que l'album dévoile toutes ses saveurs. Cette dance music planante à la croisée de la house, de la pop et de l'ambient pourrait bien être le compagnon idéal des journées de farniente qui s'annoncent. 
 
 
 
 
 
03. Actress - X22RME
 
Le mystérieux producteur britannique Darren J. Cunningham avait annoncé la cessation de ses activités sous pseudonyme Actress après la parution de son album Ghettoville il y a trois ans. La sortie il y a quelques semaines du nouvel album AZD chez Ninja Tune est donc l'une des plus réjouissantes surprises de cette année. Toujours aussi singulière, sa house music avant-gardiste a sa place aussi bien sur les dancefloors que dans les galeries d'art contemporain. 
 
 
04. St Bernadette - Say Hello
 
Ils nous viennent de Van Nuys, Californie, et se présentent sur leur page facebook comme un groupe de "French electro house lounge". Une preuve de plus que 20 ans après son âge d'or, la fameuse french touch continue d'influencer et d'inspirer des artistes aux quatre coins du monde. Dans "Say Hello" c'est le côté lounge qui l'emporte, sans pour autant damer le pion à un swing sautillant.
 
 
 
 
05. Shola Ama & Curtis Lynch - Surreal
 
On ne vante pas assez les mérites du reggae féminin. Cette collaboration entre la chanteuse de R'n'B londonienne Shola Ama et le producteur Curtis Lynch est une véritable petite merveille du genre, langoureuse, ensoleillée et chaloupée. On pense évidemment aux classiques jamaïcains de la grande époque mais aussi au charme naïf et spontané de la Rihanna des débuts, période barbadienne. 
 
06. Eriel Indigo - Wonderland
 
Curieuse créature que cette Eriel Indigo, pur produit des (contre-)cultures californiennes passées au robot-mixeur post-pop  : une tambouille comestible de béatitude hippie summer of love, spiritualité new age, neo tribalisme techno façon burning man, excentricité pop fluorescente et glamour hollywoodien. Et la chanson ? Entre R'n'B autotuné et pop bubblegum de l'ère internet à la PC Music, c'est qu'on le veuille ou non une parfaite synthèse des obsessions pop de l'époque. 
 
 
 
07. Les Tambours du Bronx - Clockwork
 
Actifs depuis 1987, Les Tambours du Bronx sortaient il y a deux ans leur septième album studio, CORROS. On y retrouvait intacte toute la puissance de frappe tribalo-industrielle des dix-huit percussionistes métalliques. Mais c'est en concert que le phénomène prend toute sa dimension. Ça tombe bien, ils sont en tournée cet été ! (voir les dates)
 
08. Fink - Berlin Sunrise
 
En 2012 Fink était approché par l'Orchestre Royal du Concertgebouw d'Amsterdam pour se produire à la traditionnelle soirée en honneur de la reine. Précisons que le Concertgebouw est considéré par nombre d'amateurs de musique classique comme le meilleur orchestre du monde, ni plus ni moins. Le résultat ne pouvait être que somptueux, comme en témoigne cette version de Berlin Sunrise propulsée à des hauteurs vertigineuses dans un tourbillon de cordes virtuoses. 
 
 
 
09. Christopher Spelman - Delusions
 
Un extrait de la Bande Originale magistrale signée Christopher Spellman pour le magnifique The Lost City of Z de James Gray. Des plages orchestrales soyeuses et féériques qui doivent autant à l'ambient music de Brian Eno qu'à l'impressionisme de Maurice Ravel. Envoûtant. 
 
10. Nicholas Britell - Little’s Theme
 
Le thème principal de Moonlight, oscar du meilleur film 2017. Le compositeur et pianiste Nicholas Britell livre ici une composition minimaliste et poignante qu'il interprète lui-même au piano en compagnie du violoniste Tim Fain. Un thème immédiatement reconnaissable, simple et délicat, qui n'est pas pour rien dans la sensibilité à fleur de peau dégagée par ce très beau film. 
 
 
 
LIENS
 
 
 
 
 

vendredi 5 mai 2017

Forest Swords - Compassion

Forest Swords est le nom de scène du producteur anglais Matthew Barnes, actif depuis 2009. Après une belle poignée de maxis et d'albums sortis en autoproduction ou sur des micro-labels, disques qui lui ont valu une belle réputation dans l'underground électronique, Forest Swords sort aujourd'hui son nouvel album Compassion au sein de la prestigieuse écurie Ninja Tune.
A la croisée du dub, du trip-hop, de l'ambient et de la B.O. pour film imaginaire, Compassion fait se mêler textures électroniques et organiques, samples et véritables instruments, sans que l'on puisse toujours identifier les uns des autres. Quatre années de production maniaque ont été nécessaires à la confection de Compassion, un véritable travail d'orfèvrerie sonique pour un résultat aussi envoutant que déstabilisant et addictif...



"Forest Swords crée des failles et ouvre des précipices, recouvre d’images mystiques les trous béants du doute, où ambient et néo classique tortueux surgis d’une civilisation en devenir ouvre les portes de dimensions inconnues au bien-être instable et aux lumières flottantes. Un opus inclassable à la beauté étrange et hypnotique, tiraillant nos sens dans des directions opposées. Magique.Silence and Sound
"Complexe, habité et d’une justesse aussi rare que brumeuse, cette nouvelle offrande est un coup de génie, porté derrière la nuque pour nous faire sombrer dans l’inconscience, seul lieu propice aux effets secondaires de ces titres sauvages et enfumés." Indie Music





Compassion est sorti chez Ninja Tune et est disponible sur Deezer et Spotify

mercredi 3 mai 2017

Moonlight - Bande originale du Film

Couronné par l'Oscar du meilleur film 2017 - après un cafouillage désormais fameux qui vit la statuette attribuée pendant quelques minutes à La La Land -, Moonlight suit l'itinéraire de Chiron, un jeune noir homosexuel d'un quartier pauvre de Miami, pendant trois périodes cruciales de sa vie : 9-10 ans, 16-17 ans et dix ans plus tard. Entre une mère célibataire accro au crack, les persécutions et le rejet dont il est l'objet à l'école et au collège, Chiron, avec l'aide de rares soutiens (un ami, une famille de substitution) va devoir s'affirmer et trouver sa place dans le monde. Du récit de cette quête d'identité, le jeune cinéaste Barry Jenkins a tiré un film d'une grande retenue, à la mise en scène discrètement stylisée et d'une sensibilité à fleur de peau. L'émotion affleure par petites touches subtiles, sans artifices, et finit par tout emporter dans un final bouleversant.


La Bande Originale du film est l'oeuvre du compositeur et pianiste Nicholas Britell, repéré pour sa contribution à la musique de 12 years a slave (oscar du meilleur film 2013), la composition de celle de The Big Short et la production de celle de Whiplash (premier film de Damien Chazelle, réalisateur de La La Land, la boucle est bouclée !). 
Britell livre ici une composition minimaliste et poignante qu'il interprète lui-même au piano en compagnie du violoniste Tim Fain. Le thème principal, immédiatement reconnaissable, est décliné en plusieurs versions dont une "Chopped and Screwed", technique de remix issue du hip hop underground et consistant à ralentir considérablement le tempo de l'original pour retranscrire la sensation de ralentissement et d'étirement du temps ressentie sous l'effet de la codéine. En plus de ses compositions originales, Nicholas Britell a dirigé pour le film une interprétation convaincante du sublime "Laudate Dominum" des Vêpres solennelles d'un confesseur de Mozart.
La Bande Originale de Moonlight a été nominée pour l'Oscar 2017 de la meilleur musique de film, Oscar remporté par La La Land, et sans cafouillage cette fois !

Écoutez l'intégralité la Bande Originale de Moonlight sur Deezer ou Spotify

 

mercredi 26 avril 2017

The Lost City of Z - Bande Originale du film

Au début du XXe siècle, le jeune officier britannique Percy Fawcett est envoyé en Amazonie afin de cartographier les frontières entre le Brésil et la Bolivie. Une mission longue et périlleuse qu'il doit accomplir dans les conditions les plus rudes au coeur d'une jungle aussi hostile que fascinante. Sur place il se prend de passion pour l'exploration et découvre des traces de ce qu'il pense être une cité perdue très ancienne. De retour en Angleterre, Fawcett reste obsédé par cette mystérieuse civilisation, tiraillé entre son amour pour sa famille et sa soif d’exploration et de gloire. Il retournera sur place à plusieurs reprises, au risque de s'y perdre définitivement...

Avec The Lost City of Z, son sixième long-métrage, le grand réalisateur américain James Gray (Little Odessa, La nuit nous appartient...) donne une nouvelle ampleur à son cinéma et renouvelle le genre du "film d'aventures exotiques" avec élégance et gravité, lui donnant une ampleur métaphysique dans la lignée de chef-d'oeuvres tels Apocalypse Now de Francis Ford Coppola ou Fitzcarraldo et Aguirre, la colère de Dieu de Werner Herzog.

    

Lors des somptueuses séquences d'exploration dans la jungle luxuriante, le spectateur se retrouve plongé dans une ambiance cotonneuse et onirique, presqu'irréelle. Une sensation appuyée par la bande-originale signée Christopher Spelman, déjà compositeur de la musique du précédent film de Gray, The Immigrant. Les plages soyeuses et féériques conçues par Spelman, émaillées ici et là de percussions et de sonorités "exotiques", contribuent à l'immersion du spectateur dans cette atmosphère d'une inquiétante étrangeté, soulignent sans emphase inutile les enjeux dramatiques du récit et s'accordent parfaitement à la mise en scène sobre et maîtrisée du cinéaste. S'inspirant de la musique ambient de Brian Eno comme de l'impressionnisme orchestral de Debussy et Ravel - le sublime thème de Daphnis et Chloé de ce dernier est d'ailleurs utilisé à plusieurs reprises dans le film -, Christopher Spelman signe avec The Lost City of Z une BO magistrale que nous sommes fiers d'accueillir au sein de notre catalogue (via Atlantic Screen Music). 





Écoutez l'intégralité la Bande Originale de The Lost City of Z sur Deezer ou Spotify